L’Association médicale canadienne se prononce sur les soins virtuels au Canada

RÉFÉRENCE : Site web de L’Association médicale canadienne

Le Groupe de travail sur les soins virtuels (GTSV), une collaboration entre l’Association médicale canadienne (AMC), le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (le Collège royal) et le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), a présenté aujourd’hui ses recommandations pour permettre et élargir la prestation de soins virtuels au Canada.

Le  rapport présente 19 recommandations qui visent à créer une approche pancanadienne pour la virtualisation des services de santé. Pour diriger ses travaux des onze derniers mois, le groupe de travail avait formé quatre sous-groupes – interopérabilité et gouvernance, permis d’exercice et qualité des soins, modes de rémunération et études de médecine – pour examiner les obstacles actuels à l’utilisation des soins virtuels au Canada et trouver des solutions possibles.

Le groupe de travail présente notamment les recommandations suivantes :

  • Élaborer des normes nationales encadrant l’accès aux informations sur la santé des patients.
  • Accroître le soutien aux organismes de réglementation en vue de simplifier les processus de demande et de délivrance des permis pour permettre aux médecins de prodiguer des soins virtuels partout au pays, sans égard aux frontières provinciales et territoriales.
  • Établir un cadre pour réglementer la sécurité et la qualité des services de soins virtuels.
  • Encourager les gouvernements provinciaux et territoriaux à concevoir, en collaboration avec les associations clés, de nouvelles grilles tarifaires de soins en personne et virtuels ne conférant aucun avantage fiscal.
  • Bâtir une formation en soins virtuels et l’intégrer dans les programmes des écoles de médecine et la formation continue des professionnels de la santé.

En plus des représentants de l’AMC, du Collège royal et du CMFC, le groupe de travail comprenait des représentants de la communauté médicale, des associations médicales provinciales et territoriales, des organismes de réglementation médicale, du grand public et des patients.

CITATIONS :

Alors que le monde est de plus en plus tributaire de la technologie, les soins de santé demeurent un domaine où le Canada accuse un retard. Nous reconnaissons tous le potentiel des nouvelles technologies pour transformer la façon dont nous fournissons et recevons les soins. Il est temps que nous puissions en tirer vraiment avantage. Nous espérons que ce rapport servira de feuille de route pour élargir la prestation des soins virtuels au Canada, avec un objectif de 10 millions de visites virtuelles d’ici 2025.
-Dre Gigi Osler, coprésidente du Groupe de travail sur les soins virtuels pour l’Association médicale canadienne

Ce n’est pas la technologie qui pose problème. Ce qui empêche le déploiement de soins virtuels intégrés qui bénéficient à la santé des Canadiens, c’est un problème d’architecture humaine : une gouvernance fracturée, des politiques discordantes, une organisation du travail analogique, une culture réfractaire. La solution pour des soins virtuels de qualité ne se trouve pas dans la technologie, mais dans une volonté collective de réimaginer et d’adopter les soins virtuels de l’ère numérique en nous fondant sur des principes. C’est à nous de profiter de cette occasion.
-Dr Ewan Affleck, coprésident du Groupe de travail sur les soins virtuels pour le Collège des médecins de famille du Canada

L’augmentation de l’utilisation des soins virtuels donnera aux patients de partout au Canada, en particulier ceux des régions éloignées et mal desservies, un meilleur accès aux soins spécialisés. Notre but commun est de fournir les meilleurs soins qui soient aux patients d’une manière qui leur convient et qui les implique comme partenaires.
-Dr Douglas Hedden, coprésident du Groupe de travail sur les soins virtuels pour le Collège royal des médecins et chirurgiens



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